Pyéloplastie

Un rétrécissement entre le rein et l’uretère gêne l’écoulement de l’urine et dilate le rein. La pyéloplastie répare ce passage par cœlioscopie, avec 2 nuits d’hospitalisation.

L’essentiel

  • Un passage trop étroit

    Entre le bassinet et l’uretère : l’urine s’écoule mal et le rein se dilate.

  • La cœlioscopie

    Une intervention d’environ 1 h 30, par de petites incisions.

  • 2 nuits à la clinique

    Et des suites le plus souvent simples.

  • Protéger le rein

    Sans traitement : douleurs, infections, destruction progressive du rein.

Comprendre la maladie

L’intervention qui vous est proposée est destinée à réparer le rétrécissement de la jonction pyélo-urétérale que vous présentez.

Vous présentez un rétrécissement de la jonction entre le bassinet et l’uretère. Le diagnostic en a été fait par des examens radiologiques.

Ce rétrécissement peut être d’origine congénitale (canal trop étroit ou compression par un vaisseau) ou consécutif à une maladie ayant entraîné une inflammation proche de la jonction.

L’urine retenue au niveau des cavités rénales s’écoule difficilement vers l’uretère. Cette rétention entraîne une dilatation des cavités du rein. L’absence de traitement vous expose aux risques de douleurs, d’infection et/ou de destruction progressive du rein.

On parle aussi de « syndrome de la jonction ». Il peut être découvert dès la grossesse lors d’une échographie, chez l’enfant, ou chez l’adulte à l’occasion de douleurs du flanc, souvent après avoir bu abondamment, ou d’une infection.

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Technique opératoire

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Elle dure environ 1h30.

La technique consiste à pratiquer une réparation de la jonction pyélo-urétérale en supprimant la partie rétrécie, puis en réalisant une suture de la voie urinaire pour rétablir un passage normal entre le bassinet et l’uretère.

A la fin de l’intervention, l’urologue met en place une sonde permettant le drainage de l’urine pendant la période de cicatrisation. Il s’agit d’une sonde interne, appelée sonde JJ, qui est retirée par l’urètre quelques semaines plus tard.

Nos chirurgiens sont spécialisés en coelioscopie et vous proposeront cette technique préférentiellement.

Par quelques petites incisions, la cœlioscopie limite les douleurs, ne laisse que de petites cicatrices et permet une reprise plus rapide des activités.

Après l’intervention

Les suites

Les suites sont simples.

Une des complications peut être la fuite d’urine de la suture généralement contrôlée par la pose d’une sonde interne JJ.

L’hospitalisation est de 2 nuits.

Suivi post opératoire

Le suivi dont vous ferez l’objet après l’intervention répond à trois objectifs :

  • Vérifier l’absence de récidive du rétrécissement,
  • Surveiller le fonctionnement des reins,
  • Détecter d’éventuelles complications,

La consultation post-opératoire peut nécessiter des examens radiologiques. Si une sonde urétérale a été mise en place, elle est retirée par les voies naturelles lors d’une fibroscopie.

Pourquoi choisir URO Saint-Jean ?

  • Des chirurgiens spécialisés en cœlioscopie

    La technique mini-invasive est proposée en priorité.

  • Un séjour court

    2 nuits d’hospitalisation et des suites le plus souvent simples.

  • Un suivi rigoureux

    Pour vérifier la bonne évacuation des urines et le fonctionnement du rein.

Vos questions

Le rein va-t-il retrouver une taille normale ?

La dilatation diminue souvent, mais pas toujours complètement. L’essentiel est que l’urine s’écoule bien et que le rein fonctionne : c’est ce que vérifie le suivi.

Quand retire-t-on la sonde JJ ?

Quelques semaines après l’intervention, par les voies naturelles, lors d’une fibroscopie. Jusque-là, elle peut provoquer des envies fréquentes d’uriner ou une gêne en urinant.

Le rétrécissement peut-il revenir ?

C’est rare. Les examens de contrôle permettent de le vérifier.