Cancer du testicule

Premier cancer de l’homme jeune, le cancer du testicule se guérit aujourd’hui dans 95 % des cas. Il se révèle le plus souvent par une petite boule dure et indolore : l’autopalpation permet de le repérer tôt.

L’essentiel

  • L’homme jeune

    C’est le premier cancer de l’homme entre 20 et 35 ans.

  • Guéri dans 95 % des cas

    Tous stades confondus, grâce aux progrès des traitements.

  • Il ne fait pas mal

    Une boule dure et indolore dans un testicule doit faire consulter rapidement.

  • Une chirurgie courte

    Environ 1 heure, en ambulatoire, sans effet sur la sexualité.

Comprendre la maladie

Le cancer du testicule est en nette augmentation depuis une trentaine d’années.

Cette tumeur a considérablement bénéficié des progrès de la chimiothérapie qui a transformé son pronostic avec un taux actuel de guérison de 95 % tous stades confondus.

Épidémiologie

Premier cancer de l’adulte jeune entre 20 et 35 ans. Certains facteurs favorisants sont actuellement bien connus comme la cryptorchidie (anomalie de positionnement du testicule).

Il reste un cancer rare : près de 3 000 nouveaux cas par an en France. Un antécédent familial (père ou frère) ou un premier cancer de l’autre testicule augmentent aussi le risque. Il s’agit presque toujours d’une tumeur dite « germinale » : séminome ou tumeur non séminomateuse, deux formes qui ne se traitent pas tout à fait de la même façon.

Diagnostic

L’autopalpation testiculaire retrouve une induration suspecte non douloureuse :
Le cancer du testicule ne fait pas mal dans la plupart des cas.

L’échographie est l’examen de référence pour effectuer le diagnostic. Certains marqueurs sanguins s’avèrent spécifiques de ces tumeurs germinales comme l’alpha-foetoprotéine et l’hormone gonadotrophique chorionique (HCG). Ils confirment le diagnostic et leur élévation peut constituer un facteur pronostique en fonction de leur taux initial et un élément de surveillance de l’efficacité thérapeutique. Bien que moins spécifique, la lactate-déshydrogénase (LDH) est également prise en compte comme facteur pronostique.

En pratique, l’échographie et la prise de sang sont réalisées rapidement, et l’intervention est programmée dans les jours qui suivent.

L’autopalpation en 3 gestes

  1. 1

    Après une douche chaude

    La peau des bourses est détendue : c’est le meilleur moment. Une fois par mois suffit.

  2. 2

    Faites rouler chaque testicule

    Doucement, entre le pouce et les doigts, pour en sentir toute la surface. Le petit cordon souple situé à l’arrière (l’épididyme) est normal, tout comme une légère différence de taille entre les deux.

  3. 3

    Repérez ce qui change

    Boule, zone dure, testicule qui grossit ou sensation de lourdeur : consultez sans attendre, même sans douleur.

Traitement

L’ablation de la glande testiculaire (Fiche AFU orchidectomie) constitue la première étape diagnostique et thérapeutique. Une prothèse testiculaire à but esthétique peut être mise en place lors de cette intervention à la demande du patient. L’intervention dure environ 1h et se déroule en ambulatoire (aucune nuit à la clinique).

Il est recommandé d’effectuer avant le geste chirurgical une conservation de sperme dans une banque du sperme (CECOS).

Cette intervention ne retentit pas sur la sexualité.

L’analyse histologique de la tumeur et l’étude du caractère localisé ou non de la tumeur (scanner thoraco-abdominal) orienteront le traitement complémentaire éventuellement nécessaire. S’il s’agit d’une tumeur localisée à la glande, il pourra en fonction du type cellulaire reposer sur une radiothérapie abdominale, une chimiothérapie ou un curage ganglionnaire rétropéritonéal, voire une simple surveillance.

Ce traitement complémentaire est décidé en réunion de concertation pluridisciplinaire, avec les oncologues. Il est souvent court et très efficace.

  • Une intervention d’environ 1 heure, en ambulatoire
  • Une prothèse testiculaire possible, à votre demande
  • Une conservation de sperme proposée avant l’intervention
  • Aucun retentissement sur la sexualité

La conservation de sperme au CECOS s’organise en quelques jours : parlez-en dès la première consultation.

Après le traitement

Surveillance

La majorité des patients est actuellement guérie à l’issue de ces traitements, une surveillance régulière des marqueurs tumoraux et la réalisation de scanners de contrôle s’avèrent néanmoins nécessaires.

Les séquelles éventuelles sont liées aux effets secondaires des différentes thérapeutiques utilisées.

L’autopalpation du testicule restant est conseillée après traitement d’une tumeur testiculaire.

Fertilité et vie intime

Un seul testicule suffit le plus souvent à produire la testostérone et les spermatozoïdes : le désir, l’érection et la fertilité sont en général préservés. Une chimiothérapie peut diminuer la fertilité pendant un temps, d’où l’intérêt de la conservation de sperme avant l’intervention.

Documentation

Fiche d’information AFU

Fiche d’information AFU

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Pourquoi choisir URO Saint-Jean ?

  • Une chirurgie en ambulatoire

    Vous rentrez chez vous le jour même de l’intervention.

  • Votre fertilité anticipée

    La conservation de sperme et la prothèse testiculaire sont abordées dès la consultation.

  • Des équipes pluridisciplinaires

    Urologues et oncologues décident ensemble du traitement complémentaire et du suivi.

Vos questions

Une boule sur un testicule, est-ce forcément un cancer ?

Non : la plupart des boules sont bénignes (kyste, épididyme, varicocèle…). Mais seuls l’examen et l’échographie permettent de le savoir : consultez sans attendre.

L’opération aura-t-elle un effet sur ma sexualité ?

Non. Le testicule restant prend le relais pour produire la testostérone : le désir et l’érection ne sont pas modifiés.

Pourrai-je avoir des enfants ?

Le plus souvent, oui. La conservation de sperme avant l’intervention est une sécurité, notamment si une chimiothérapie est nécessaire.

La prothèse testiculaire est-elle obligatoire ?

Non, elle est proposée à votre demande, pendant la même intervention, pour un aspect naturel. Elle peut aussi être posée plus tard.