Cancer du rein

Le cancer du rein est aujourd’hui le plus souvent découvert par hasard, sur une échographie ou un scanner. Découvert petit, il se traite en ne retirant que la tumeur : c’est la néphrectomie partielle, réalisée au centre par cœlioscopie robot-assistée.

L’essentiel

  • Souvent découvert par hasard

    Jusqu’à 70 % des tumeurs du rein sont trouvées lors d’une échographie ou d’un scanner fait pour une autre raison.

  • Il ne se sent pas

    Au début, il ne donne en général aucun symptôme.

  • Ne retirer que la tumeur

    Pour les petites tumeurs, la néphrectomie partielle conserve le reste du rein.

  • Robot et séjour court

    Une intervention d’environ 2 heures et 2 jours d’hospitalisation en moyenne.

Comprendre la maladie

Le cancer du rein arrive en 3ème place, parmi les tumeurs urologiques après le cancer de la prostate et celui de la vessie. Il touche deux fois plus d’hommes que de femmes avec un âge médian au diagnostic de 68 ans chez l’homme et 70 ans chez la femme. En 2023, environ 15 600 nouveaux cas ont été estimés en France métropolitaine, et le cancer du rein cause environ 5 600 décès par an. Dans le monde, on estime à 434 000 le nombre de nouveaux cas et à 156 000 celui des décès en 2022. Le nombre de cas augmente depuis les années 1980 : cette augmentation est en partie expliquée par les progrès réalisés en imagerie (Uroscanner). La grande majorité des cas sont diagnostiqués après 50 ans. 75% des cas sont des carcinomes à cellules claires, 10% des carcinomes papillaires, 5% des carcinomes chromophobes, 1% des carcinomes des tubes collecteurs de Bellini et enfin 4 à 6% de tumeurs non classées.

L’organe : le rein

Les reins sont les organes qui assurent notamment la filtration du sang et la production de l'urine ; ils jouent un rôle essentiel d'épurateur et de régulateur de l'organisme.

Schéma du rein

Anatomie

Les deux reins en forme de haricots, longs de 12 cm chacun, sont situés dans les fosses lombaires à la hauteur des premières vertèbres et des deux dernières côtes. Les reins peuvent être endommagés par différentes pathologies dont le cancer responsable d’une tumeur se formant dans le tissu rénal (parenchyme). L’existence d’un seul rein ne nuit pas à la qualité de la fonction rénale.

Explication du cancer du rein en vidéo par le Dr Vincent ABD EL FATTAH

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Dr Vincent Abd El Fattah, chirurgien urologue

Le cancer du rein touche 15 000 personnes par an. Les patients, majoritairement des hommes, ont en moyenne 65 ans. Il est le plus souvent asymptomatique : c’est une découverte fortuite, sur une échographie ou un scanner.

La tumeur, découverte à un stade précoce et de petite taille, est limitée au rein, sans métastase. Dans ce cas, nous réalisons le traitement de référence, à savoir la néphrectomie partielle. Cette intervention a pour but de n’enlever que la tumeur du rein, tout en préservant le reste du tissu rénal sain. Nous réalisons ce geste par cœlioscopie robot-assistée. L’intervention dure environ 2 heures et vous êtes hospitalisé en moyenne 2 jours. Cette technique permet de réduire les saignements, la durée de séjour, les complications et les douleurs post-opératoires. La convalescence s’en trouve nettement améliorée, avec une reprise plus rapide de vos activités physiques et professionnelles.

Dans certains cas, d’autres traitements pourraient vous être proposés : l’ablation totale du rein, la radiofréquence ou encore l’immunothérapie. Dans tous les cas, nos équipes pluridisciplinaires sont là pour vous aider dans le choix, la réalisation et le suivi de votre traitement.

Symptômes et diagnostic

Symptomatologie et signes

Les symptômes cliniques d’un cancer du rein sont devenus aujourd’hui très rares car la très grande majorité des tumeurs rénales jusqu’à 70% sont découvertes fortuitement (par hasard).

Le cancer du rein ne se sent pas !

Toutefois la présence de sang dans les urines ou la survenue d’une douleur rénale ou d’une fièvre inexpliquée ont pu vous alerter.

Diagnostic

Deux cancers sur trois au moins sont de découverte fortuite, à l’occasion d’une échographie ou d’un scanner, la palpation ne permettant pas de détecter une masse rénale au stade initial.
Le scanner est l’examen indispensable pour affirmer le diagnostic et apprécier le degré d’extension de la tumeur.
Pour les tumeurs de moins de 4 cm, il est à ce jour recommandé d’effectuer une biopsie afin d’affirmer avec certitude le diagnostic histologique.

Vidéo schématique du développement du cancer du rein

Vidéo sans paroles

Traitement

La chirurgie reste à ce jour le traitement de référence des lésions tumorales rénales d’après les recommandations de l’EAU (Association Européenne). Elle doit être oncologique et la moins délétère possible sur la fonction rénale.
Pour les tumeurs de moins de 4 cm, une néphrectomie partielle doit être envisagée ce qui permet de conserver une partie du rein.

  • Néphrectomie partielle

    Vos chirurgiens urologues sont spécialisés dans la chirurgie partielle du rein par voie laparoscopique (c’est à dire que le chirurgien conduit l’intervention sous caméra en introduisant des instruments à l’intérieur du patient à travers la paroi abdominale par de petites incisions) permettant une diminution des complications chirurgicales et un retour précoce à domicile.

    Elle est réalisée avec l’assistance du robot Da Vinci : l’intervention dure environ 2 heures et l’hospitalisation 2 jours en moyenne.

  • Néphrectomie élargie

    Pour les tumeurs de plus de 7 cm l’intervention la plus classique est la néphrectomie élargie qui repose sur l’ablation de la totalité du rein. Elle peut se compléter d’une surrénalectomie selon la localisation de la tumeur rénale. Cependant il est possible de réaliser une ablation partielle pour des tumeurs de plus de 7 cm si les caractéristiques anatomiques le permettent (RENAL score)

  • Traitements médicaux

    L’extension métastatique impose en complément le recours à un traitement complémentaire le plus souvent par des médicaments appelés antiangiogéniques.

    Dans certains cas, d’autres traitements peuvent être proposés : la radiofréquence ou la cryothérapie, qui détruisent la tumeur par la chaleur ou par le froid, ou l’immunothérapie.

  • Surveillance

    Pour certaines petites tumeurs, notamment chez les patients âgés ou fragiles, une surveillance régulière par imagerie peut être proposée plutôt qu’une intervention.

Néphrectomie partielle coelioscopique robot-assistée

Le chirurgien retire la tumeur avec une marge de tissu sain, puis referme le rein, en passant par quelques petites incisions. L’assistance du robot facilite les gestes les plus fins, notamment la suture du rein, et permet une récupération plus rapide.

Fiche d'information AFU

Néphrectomie élargie coelioscopique

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Animation commentée en anglais — traduction française

Cette intervention est indiquée pour les tumeurs du rein, lorsqu’une chirurgie conservant le rein est contre-indiquée.

Le patient est installé sur le côté. Le pneumopéritoine est créé et trois trocarts sont mis en place. Le côlon est décollé pour exposer le rétropéritoine, puis l’uretère, la veine gonadique et le muscle psoas sont disséqués et repérés.

La dissection remonte le long du muscle psoas jusqu’au pédicule rénal, où la veine rénale est repérée. La veine gonadique est clippée et sectionnée, puis la dissection du pédicule rénal se poursuit : l’artère rénale est disséquée, ligaturée et sectionnée en premier, puis la veine rénale.

Chaque fois que c’est indiqué, la glande surrénale est préservée. Une fois le pédicule ligaturé, le rein est disséqué avec la graisse qui l’entoure, et l’uretère est clippé puis sectionné. Le rein est placé dans un sac et extrait par une petite incision.

Néphrectomie partielle robot assistée

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Animation commentée en anglais — traduction française

Cette intervention concerne les tumeurs du rein de moins de 4 centimètres, lorsqu’une chirurgie conservant le rein n’est pas contre-indiquée.

L’approche robotique permet de réaliser la chirurgie de façon mini-invasive, en reproduisant les étapes de la chirurgie ouverte et de la cœlioscopie, avec une vision en 3D et une grande précision des gestes, plus facilement et de façon plus ergonomique qu’en cœlioscopie classique, grâce à la liberté de mouvement et à la suppression des tremblements par le robot.

Le patient est installé sur le côté, le pneumopéritoine est créé et trois trocarts sont mis en place. Le côlon est décollé pour exposer le rétropéritoine ; l’uretère, la veine gonadique et le muscle psoas sont disséqués et repérés. La dissection remonte le long du psoas jusqu’au pédicule rénal, qui est repéré.

Le rein est libéré et la tumeur repérée, puis marquée au bistouri électrique. Le pédicule rénal est clampé : l’artère seule, ou l’artère et la veine. Cette manœuvre permet de retirer la tumeur en perdant moins de sang. Pendant ce temps sans circulation sanguine (l’ischémie), la tumeur est retirée avec une marge de tissu sain.

Après l’ablation de la tumeur, sa base et, s’il a été ouvert, le système collecteur des urines sont suturés, pour mieux contrôler le saignement et éviter une fuite d’urine. Le rein est ensuite refermé : c’est la rénorraphie. L’assistance robotique aide vraiment à ce moment-là, en rendant la suture beaucoup plus facile.

Le temps d’ischémie maximal autorisé est inférieur à 30 minutes, mais plus il est court, mieux c’est. Le clamp du pédicule est retiré et l’absence de saignement est vérifiée. La tumeur est placée dans un sac et extraite par une petite incision.

Néphrectomie partielle robot à Montpellier

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Après le traitement

Suivi

Il comporte une créatininémie et une tomodensitométrie (TDM) thoraco abdominale répétées chaque année pour les formes de bon pronostic, deux fois par an pour les autres formes. Dans le cadre d’une néphrectomie partielle, la tomodensitométrie est souhaitable entre 3 et 6 mois après l’opération, suivie d’une TDM thoraco abdominale annuelle. La durée du suivi peut aller de 5 à 10 an et sera en fonction de l’histologie de la tumeur.

Pronostic

Pour les cancers localisés, la survie à 5 ans est de 95 % pour les tumeurs de faible grade et seulement de 25 à 30 % pour les formes métastatiques.

Documentation

Documentation officielle concernant le cancer du rein

Documentation officielle concernant le cancer du rein

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Pourquoi choisir URO Saint-Jean ?

  • La chirurgie partielle robot-assistée

    Vos chirurgiens sont spécialisés dans la chirurgie partielle du rein par cœlioscopie, avec l’assistance du robot Da Vinci.

  • Un retour rapide à domicile

    Moins de saignements, moins de douleurs et une hospitalisation de 2 jours en moyenne.

  • Des équipes pluridisciplinaires

    Elles vous aident dans le choix, la réalisation et le suivi de votre traitement.

Vos questions

Peut-on vivre normalement avec un seul rein ?

Oui : un seul rein suffit à assurer une fonction rénale normale. Un suivi simple de la fonction rénale (prise de sang) est ensuite réalisé.

Faut-il toujours enlever tout le rein ?

Non. Pour les tumeurs de moins de 4 cm, et parfois au-delà selon leur position, on ne retire que la tumeur en conservant le reste du rein.

Une biopsie est-elle nécessaire ?

Pour les petites tumeurs, une biopsie est recommandée afin de confirmer le diagnostic avant de décider du traitement. Votre chirurgien vous dira si elle est utile dans votre cas.

Quand pourrai-je reprendre mes activités ?

Après une néphrectomie partielle robot-assistée, la convalescence est nettement raccourcie : la reprise des activités physiques et professionnelles se fait le plus souvent en quelques semaines.