Infections uro génitales

Prostatite, orchi-épididymite, pyélonéphrite, cystites à répétition : les infections uro-génitales sont fréquentes. Bien diagnostiquées, avec une analyse d’urine avant tout traitement, elles se soignent efficacement.

L’essentiel

  • L’analyse d’urine d’abord

    L’ECBU identifie le germe pour choisir le bon antibiotique.

  • Fièvre : consultez vite

    Une infection urinaire avec fièvre ou douleur dans le dos doit être traitée sans attendre.

  • Les cystites, très fréquentes

    10 à 30 % des femmes en ont déjà fait une.

  • Prévenir les récidives

    Quelques gestes simples, et de nouveaux traitements comme les instillations de Ialuril.

Les infections

  • La prostatite

    Il s’agit d’une infection de la prostate. Les germes impliqués peuvent venir des voies urinaires ou d’une infection sexuellement transmissible. Le germe le plus fréquent est la bactérie E.Coli. Les symptômes sont : brûlures mictionnelles, dysurie (jet faible), pollakiurie (envie d’uriner souvent), douleur pelvienne, altération de l’état général et fièvre. Le diagnostic est fait par une analyse d’urine (ECBU), un bilan sanguin (NFS, CRP). Le traitement repose sur la prise d’antibiotique de 2 à 3 semaines en cas de prostatite « simple ».

    Il est important de suivre le traitement jusqu’au bout, même si les symptômes disparaissent vite, pour éviter une infection chronique.

  • L’orchi-épididymite

    Il s’agit d’une infection testiculaire. Elle peut toucher un seul ou les 2 testicules. Les germes sont les mêmes que pour la prostatite qui peut aussi être présente. Les symptômes sont : douleur testiculaire progressive soulagée par le soutènement de celui-ci, testicule augmenté de taille, fièvre, symptômes urinaires, altération de l’état général. L’examen complémentaire le plus utile est l’échographie scrotale. Le traitement est le même que pour celui de la prostatite.

    Une douleur du testicule brutale et intense, surtout chez un jeune homme, est une urgence : elle peut être due à une torsion du testicule, qui doit être opérée dans les heures qui suivent.

  • La pyélonéphrite

    Il s’agit d’une infection du rein. Le germe responsable le plus fréquent reste E.Coli. Les symptômes sont : douleur lombaire, fièvre, frissons, brûlures urinaires dans 40 % des cas, fatigue. Les examens complémentaires utiles sont : l’analyse d’urine (ECBU), la prise de sang (NFS, CRP) et l’échographie ou Scanner pour rechercher une complication (abcès, calcul). Le traitement consiste à une prise d’antibiotique pendant 2 semaines dans les cas simples.

    Si un calcul bloque l’écoulement de l’urine, l’infection devient une urgence : le rein doit être drainé rapidement, par une sonde placée dans l’uretère.

    SOS Calculs urinaires 24 h/24

Les cystites à répétition

Il s’agit d’une récidive fréquente des infections urinaires basses (plus de 4 épisodes par an). Elles touchent les jeunes femmes. 10 à 30 % des femmes ont déjà fait une cystite dans leur vie. Elle est due à une contamination ascendante due à un urètre court.

En cas de cystites à répétition le risque est de développer des résistances aux antibiotiques. Une analyse d’urine (ECBU) est indispensable avant de débuter le traitement.

La prise en charge des infections urinaires à répétition repose sur la vérification du respect des mesures hygiéno-diététiques, d’essayer un traitement ATB alterné au long cours (3 à 6 mois), des acidifiants urinaires : canneberge et enfin parfois d’une prise en charge chirurgicale (dilatation urétrale). Un des diagnostics différentiels des infections à répétition peut être la cystite interstitielle (Fiche AFU).

Un nouveau traitement par instillation vésicale (Ialuril) est désormais disponible pour la prévention des cystites récidivantes

Une méta-analyse parue dans le European Urology (Cai et al., 2019) a montré que les instillations d'acide hyaluronique peuvent diminuer le nombre d'infections urinaires chez les femmes sujettes aux récidives. L'action protectrice sur l'urothélium (la muqueuse de la vessie) rend la paroi moins adhérente aux bactéries.

Information instillation de Ialuril

  • Boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour
  • Uriner régulièrement, sans se retenir, et après les rapports
  • S’essuyer d’avant en arrière
  • Éviter la constipation
  • Préférer une toilette intime douce, sans produits agressifs

Ces gestes simples sont les « mesures hygiéno-diététiques » qui réduisent le risque de récidive.

Pourquoi choisir URO Saint-Jean ?

  • Un bilan complet

    Rechercher une cause qui favorise les infections : calcul, obstacle, anomalie de la vessie.

  • SOS Calculs 24 h/24

    Une infection sur un rein bloqué par un calcul est prise en charge en urgence, jour et nuit.

  • Le Ialuril à la clinique

    Des instillations pour prévenir les cystites récidivantes.

Vos questions

Faut-il toujours faire une analyse d’urine ?

Pour une cystite simple, une bandelette urinaire suffit souvent. Mais en cas de fièvre, de récidive, chez l’homme ou pendant la grossesse, un ECBU est indispensable pour choisir l’antibiotique adapté.

La canneberge est-elle efficace ?

Elle peut aider à prévenir les récidives chez certaines femmes, en complément des mesures d’hygiène de vie. Ce n’est pas un traitement de la cystite en cours.

Quand faut-il consulter en urgence ?

En cas de fièvre, de frissons, de douleur dans le dos ou de douleur brutale d’un testicule. Chez l’homme, une infection urinaire doit toujours faire consulter.