Un suivi régulier
Les tumeurs superficielles ont tendance à récidiver : des cystoscopies de contrôle sont programmées, d’abord rapprochées, puis de plus en plus espacées. C’est ce suivi qui permet de traiter tôt une éventuelle récidive.
Le cancer de la vessie est le plus souvent découvert après avoir vu du sang dans les urines. Pris tôt, il se traite par les voies naturelles, sans incision ; lorsqu’il est plus profond, la chirurgie robotique permet de retirer et de remplacer la vessie.

C’est le premier signe dans la grande majorité des cas, même s’il ne survient qu’une fois et sans douleur.
Plus de la moitié des cancers de la vessie chez l’homme lui sont liés.
Cystoscopie sous anesthésie locale, puis retrait de la tumeur par les voies naturelles.
Ablation de la vessie par robot et récupération améliorée : le centre est certifié GRACE pour la cystectomie.
La vessie est une poche dans laquelle arrive et s'accumule l'urine produite par les reins. Sa paroi est extensible : c'est un muscle qui peut s'agrandir et se rétrécir, ce qui permet à la vessie de contenir une plus ou moins grande quantité d'urine. Située dans le bas ventre, elle est complètement plate lorsqu'elle est vide ; elle se dilate et vous pouvez la sentir lorsqu'elle est remplie d'urine.
De l'intérieur de la vessie vers l'extérieur, on trouve :
On enregistre 10 700 nouveaux cas par an. L’âge moyen au diagnostic est de 70 ans.
La consommation de tabac est associée à une augmentation du risque de plusieurs cancers.
La majorité des cancers de la vessie sont liés au tabac : le tabac est à l'origine de plus de 50 % des cancers de la vessie chez l'homme et environ 40 % chez la femme.
Le risque de développer un cancer de la vessie est environ trois fois plus important chez les fumeurs que chez les non-fumeurs
Arrêter de fumer diminue ce risque : c’est utile à tout âge, y compris après le diagnostic.
Des infections urinaires régulières et des inflammations chroniques de la vessie (cystites) peuvent augmenter le risque de cancer de la vessie, notamment chez les femmes.
La bilharzioze, une infection par un parasite, un ver plat, le schistosome, a aussi été identifiée comme étant un facteur de risque de développer un cancer épidermoïde de la vessie
Dr Nicolas Korahanis, chirurgien urologue
Le cancer de la vessie est un cancer grave, la plupart du temps révélé par du sang dans les urines. 5 300 patients décèdent chaque année de ce cancer. La paroi de la vessie, c’est comme le mur d’une maison : elle a trois couches, la muqueuse, le chorion et enfin le muscle. Plus la tumeur est profonde, plus c’est grave.
Quand on doit vous enlever la vessie, on parle de cystectomie. La cystectomie est une opération très lourde, que nous pratiquons quasiment exclusivement par voie laparoscopique robot-assistée. En effet, la chirurgie robotique permet une meilleure récupération post-opératoire, avec une diminution des temps de séjour et des complications per-opératoires. Elle permet aussi une préservation nerveuse des bandelettes de l’érection, qui était quasiment impossible à réaliser par chirurgie ouverte. Nous pouvons remplacer entièrement la vessie par chirurgie robotique, sans ouvrir la peau.
Nous disposons sur la clinique Saint-Jean d’une réanimation neuve, avec en permanence deux réanimateurs qui seront là pour vous surveiller. Nous sommes une des rares équipes de la région à pouvoir vous proposer, grâce à notre expertise, une chirurgie robot-assistée pour la prise en charge de votre cancer de vessie.
Même une seule fois, et même sans douleur, du sang dans les urines doit faire consulter.
Animation commentée en anglais — traduction française
Environ 70 % des cancers de la vessie sont des tumeurs qui n’infiltrent pas le muscle. Ce sont des tumeurs papillaires, localisées dans les couches les plus superficielles de la vessie, et leur traitement est local, au niveau de la vessie.
Il existe un sous-type de cancer de la vessie à haut risque de progression, associé à la présence d’un carcinome in situ : une lésion plane, rouge et difficile à voir.
L’autre grand type de tumeurs de la vessie regroupe les tumeurs qui infiltrent le muscle : des tumeurs d’aspect solide, qui envahissent toutes les couches de la paroi de la vessie et peuvent se propager à distance, par voie lymphatique ou sanguine. Elles s’étendent généralement d’abord aux ganglions lymphatiques, puis à distance, par dissémination dans les vaisseaux.
En cas de suspicion de tumeur vésicale, nous vous proposerons la réalisation de plusieurs examens :
Lorsque la présence d'un tumeur est confirmée, l'ablation de celle-ci est indispensable.
Il s'agit d'une intervention chirurgicale : la résection trans urétrale de vessie (RTUV)
Premier traitement après la découverte d'une lésion tumorale de la vessie.
L'intervention se déroule sous anesthésie générale ou rachi anesthésie
L'intervention se fait par endoscopie (introduction d'une camera par les voie naturelle dans la vessie = pas d'incision)
intervention : très dépendant de la taille de la lésion, de 10 min à 1 h.
Durée de séjour : la majorité de nos patients sortent au deuxième jour post opératoire. En cas de petite lésion, l'intervention peut avoir lieu en ambulatoire
Durée de sondage post opératoire : vous restez sondé le temps de l'hospitalisation. La sonde est retirée le jour de votre sortie.
La reprise d'activité peut être quasi immédiate après l'hospitalisation
Vous pourrez constater les symptômes suivants dans les jours ou semaines (en cas de grosse tumeur) :
Une consultation sera programmée dans les 15 jours suivant l'intervention pour l'annonce des résultats et la planification du suivi à long terme et des éventuelles traitements complémentaires à envisager.
Animation commentée en anglais — traduction française
Cette intervention est indiquée pour toutes les tumeurs de la vessie : dans un but curatif pour les tumeurs superficielles, et comme biopsie pour les tumeurs infiltrantes.
La vessie est abordée à l’aide d’un résecteur introduit par l’urètre, et une cystoscopie d’exploration est d’abord réalisée. En cas de tumeur superficielle, la tumeur est entièrement réséquée, puis sa base est réséquée jusqu’au plan musculaire.
Lorsqu’une tumeur infiltrante est suspectée, la tumeur est réséquée et sa base est réséquée plus profondément, jusqu’à voir la graisse qui entoure la vessie. L’intervention se termine par l’extraction des fragments et la mise en place d’une sonde urinaire.
Vidéo sans paroles
Lorsque la tumeur infiltre le muscle de la vessie, l’ablation de la vessie (cystectomie) est le traitement de référence ; chez l’homme, elle emporte aussi la prostate (cystoprostatectomie). Au centre, elle est réalisée par chirurgie robot-assistée et s’inscrit dans un programme de récupération améliorée après chirurgie : lever et alimentation précoces, préparation et accompagnement personnalisés, pour un retour à domicile plus rapide.
La nouvelle vessie est construite avec un segment d’intestin et raccordée à l’urètre : vous urinez à nouveau par les voies naturelles, après une période d’apprentissage.
Animation commentée en anglais — traduction française
L’intervention comprend l’ablation en bloc de la vessie et de la prostate, ainsi qu’un curage des ganglions lymphatiques de la région.
L’approche robotique permet de réaliser la chirurgie de façon mini-invasive, en reproduisant les étapes de la chirurgie ouverte et de la cœlioscopie, avec une vision en 3D et une grande précision des gestes, plus facilement et de façon plus ergonomique qu’en cœlioscopie classique, grâce à la liberté de mouvement et à la suppression des tremblements par le robot.
Après la création du pneumopéritoine, cinq trocarts sont mis en place : un pour l’optique, trois pour les instruments robotisés et un pour l’assistant. Le robot est ensuite installé et l’intervention commence.
Le péritoine postérieur et le cul-de-sac de Douglas sont incisés pour commencer le curage ganglionnaire pelvien étendu, qui comprend les ganglions iliaques externes, obturateurs et iliaques internes. À ce stade, les uretères et les canaux déférents sont disséqués et sectionnés.
Ce curage facilite la dissection de l’artère vésicale supérieure, qui peut alors être ligaturée. Une fois le curage terminé, les ganglions sont placés dans un sac pour être extraits.
Par le cul-de-sac de Douglas, le rectum est disséqué jusqu’à la pointe de la prostate. Cela sépare le rectum de la vessie et de la prostate, et permet une dissection et une ligature minutieuses du pédicule vésico-prostatique, habituellement formé de nombreux vaisseaux, comme les branches des artères vésicales supérieures et inférieures, issues de l’artère iliaque interne. La dissection se poursuit jusqu’à la pointe de la prostate.
L’intervention continue par la partie antérieure : dissection de la paroi antérieure de la vessie et de l’ouraque. Cette étape est semblable à la prostatectomie radicale, avec la dissection du complexe veineux dorsal et de l’urètre. L’urètre est ligaturé avant d’être sectionné, afin d’éviter toute dissémination de cellules tumorales. L’intervention se termine par la mise en place de la pièce opératoire dans un sac et son extraction.
Les tumeurs superficielles ont tendance à récidiver : des cystoscopies de contrôle sont programmées, d’abord rapprochées, puis de plus en plus espacées. C’est ce suivi qui permet de traiter tôt une éventuelle récidive.
Avec une néo-vessie, on urine par les voies naturelles ; avec une dérivation vers la peau, les urines sont recueillies dans une poche discrète. Des infirmières spécialisées vous apprennent les soins et vous accompagnent au retour à domicile : une vie sociale, professionnelle et sportive reste possible.
Seul centre montpelliérain certifié GRACE pour la cystectomie : un programme de récupération améliorée après chirurgie.
La cystectomie est pratiquée quasi exclusivement par voie laparoscopique robot-assistée, avec la possibilité de remplacer la vessie sans ouvrir le ventre.
La clinique Saint-Jean dispose d’une réanimation neuve, avec deux réanimateurs présents en permanence.
Oui. Même unique et sans douleur, un saignement dans les urines doit être exploré : le plus souvent par une échographie, un examen des urines et une cystoscopie.
Elle se fait en consultation, sous anesthésie locale, avec une caméra fine et souple introduite par l’urètre. L’examen dure quelques minutes et il est bien toléré.
Les tumeurs superficielles récidivent souvent : c’est pourquoi le suivi par cystoscopie est indispensable. Selon le risque, des instillations de BCG ou de mitomycine C réduisent ce risque.
Oui. La néo-vessie permet d’uriner par les voies naturelles ; la dérivation vers la peau utilise une poche discrète. Dans les deux cas, l’équipe vous accompagne pour reprendre une vie sociale, professionnelle et sportive.