Cancer des voies excrétrices supérieures

Ces cancers rares naissent dans la muqueuse qui tapisse l’intérieur du rein et de l’uretère. Souvent révélés par du sang dans les urines, ils se traitent par chirurgie cœlioscopique ou, pour les petites tumeurs, par endoscopie au laser, sans incision.

L’essentiel

  • Un cancer rare

    Moins de 1 500 cas par an en France, bien moins que le cancer de la vessie.

  • Du sang dans les urines

    C’est le signe le plus fréquent : il doit toujours faire consulter, même s’il ne se répète pas.

  • Voir la tumeur de l’intérieur

    L’urétéroscopie remonte les voies urinaires avec une petite caméra, sans incision, pour voir et biopsier.

  • Un traitement adapté

    Chirurgie par cœlioscopie, ou traitement conservateur au laser pour les petites tumeurs de bas grade.

Comprendre la maladie

Chaque organe de l’appareil urinaire est tapissé d’une muqueuse (urothélium) qui tapisse également la paroi des uretères, du bassinet et des calices qui constituent le haut appareil.

C’est la même muqueuse que celle de la vessie : ces tumeurs ressemblent donc aux tumeurs de vessie, et les deux peuvent être associées. C’est pourquoi la vessie est toujours examinée lors du bilan et de la surveillance.

Épidémiologie

Comparativement aux cancers de la vessie, ces cancers sont rares et ne dépassent pas 1500 cas par an en France.

Ils touchent surtout les hommes après 70 ans. Le tabac en est le principal facteur de risque ; certaines expositions professionnelles à des produits chimiques et, plus rarement, une prédisposition familiale (syndrome de Lynch) peuvent aussi être en cause.

Symptômes et diagnostic

Symptomatologie

Ces cancers ressemblent dans leurs symptômes aux cancers du rein qui se signalent par des douleurs lombaires et dans leur diagnostic, aux tumeurs de vessie puisqu’ils provoquent des saignements dans les urines (hématurie).

Du sang dans les urines, même une seule fois et même sans douleur, doit toujours conduire à consulter un urologue.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur l’imagerie (scanner, urographie, IRM) et sur l’endoscopie (urétéroscopie) souple ou rigide.

Selon la localisation de la tumeur, l’examen endoscopique permettra de la voir, de la biopsier et de chercher d’autres tumeurs passées inaperçues.

Pour pratiquer cet examen, on fait remonter l’endoscope dans les uretères et dans les reins sous anesthésie générale en y associant une exploration radiologique.

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Traitement

Il repose d’abord et essentiellement sur la chirurgie avec l’exérèse (ablation) complète du rein et de l’uretère : la néphro-urétérectomie .

  • Néphro-urétérectomie

    Votre urologue effectue cette intervention par voie coelioscopique (c’est á dire que le chirurgien conduit l’intervention sous caméra en introduisant des instruments à l’intérieur du patient à travers la paroi abdominale par de petites incisions)

    Le rein et l’uretère sont retirés en entier, avec une petite collerette de vessie autour de l’endroit où l’uretère s’y abouche, car la tumeur pourrait y récidiver. On vit normalement avec un seul rein.

  • Traitement conservateur

    Les tumeurs de petite taille et de bas grade peuvent se contenter d’un traitement conservateur par endoscopie.

    Par les voies naturelles, sans incision, l’urologue remonte jusqu’à la tumeur et la détruit au laser, en conservant le rein. Ce traitement demande ensuite des contrôles endoscopiques rapprochés.

  • Traitements complémentaires

    Selon l’analyse de la tumeur, une instillation de médicament dans la vessie juste après l’opération, une chimiothérapie ou une immunothérapie peuvent être proposées pour réduire le risque de récidive. Ces décisions sont prises en réunion de concertation pluridisciplinaire, avec les oncologues.

Après le traitement

Surveillance

Elle est réalisée par l’imagerie (scanner) et la surveillance cytologique urinaire.

Elle comprend aussi des cystoscopies régulières (examen de la vessie avec une petite caméra), car ces tumeurs peuvent récidiver dans la vessie. Arrêter de fumer diminue ce risque.

Vivre avec un seul rein

Après une néphro-urétérectomie, le rein restant assure seul la filtration du sang et permet une vie normale. Une prise de sang contrôle régulièrement la fonction rénale ; certains médicaments, comme les anti-inflammatoires, sont à utiliser avec prudence : parlez-en à votre médecin.

Documentation

Fiche d’information AFU

Fiche d’information AFU

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Pourquoi choisir URO Saint-Jean ?

  • L’endoscopie et le laser

    Urétéroscopie souple ou rigide et laser : pour explorer, biopsier et, quand c’est possible, traiter en conservant le rein.

  • La chirurgie cœlioscopique

    Une chirurgie par petites incisions : moins de douleurs et un retour plus rapide à domicile.

  • Des équipes pluridisciplinaires

    Urologues, oncologues, radiologues et anatomopathologistes décident ensemble de votre traitement.

Vos questions

Quelle est la différence avec le cancer du rein ?

Le cancer du rein naît dans le tissu qui fabrique l’urine. Le cancer des voies excrétrices naît dans la muqueuse qui tapisse les cavités où l’urine s’écoule, comme dans la vessie : ce n’est pas la même maladie, ni le même traitement.

L’urétéroscopie est-elle douloureuse ?

Elle se fait sous anesthésie générale, par les voies naturelles, sans incision. Une petite sonde (sonde JJ) est parfois laissée quelques jours dans l’uretère et peut être un peu gênante jusqu’à son retrait.

Peut-on garder son rein ?

Oui, pour certaines petites tumeurs de bas grade, qui peuvent être traitées au laser par endoscopie. Ce choix impose une surveillance endoscopique régulière.

Pourquoi surveiller la vessie ?

La vessie est tapissée de la même muqueuse : une tumeur peut y apparaître après le traitement. Des cystoscopies régulières permettent de la dépister et de la traiter tôt.