Cancer du pénis

Rare, le cancer du pénis se manifeste par une lésion du gland ou du prépuce qui ne guérit pas. Consulter tôt change tout : pris à un stade précoce, il peut souvent être traité en préservant le pénis.

L’essentiel

  • Un cancer rare

    Il touche surtout les hommes après 60 ans.

  • Une lésion qui ne guérit pas

    Bouton, plaie ou rougeur du gland ou du prépuce qui persiste plus de quelques semaines : consultez.

  • Ne pas attendre

    Le retard au diagnostic est fréquent. Pris tôt, ce cancer se soigne mieux et plus simplement.

  • Se protéger

    Hygiène, traitement d’un prépuce trop étroit et vaccination contre le HPV réduisent le risque.

Comprendre la maladie

Vous êtes porteur d’une lésion bourgeonnante ou ulcéreuse située au niveau du pénis, le plus souvent au niveau du gland, voire du prépuce.

Épidémiologie

Ce cancer se manifeste essentiellement chez les hommes de 60 ans non circoncis, principalement sous forme d’un carcinome épidermoïde ; les formes à type de carcinome baso-cellulaire et les mélanomes sont rares.

Il existe un important retard diagnostique, entre l’apparition initiale de la lésion et la première consultation spécialisée.

Les principaux facteurs de risque sont connus : un prépuce trop étroit (phimosis) qui gêne la toilette, certaines infections par le papillomavirus (HPV), des inflammations chroniques de la peau du gland et le tabac. La vaccination contre le HPV, recommandée aujourd’hui aux garçons comme aux filles, participe à la prévention.

Diagnostic

Il est avant tout clinique, basé sur la palpation du pénis, de la tumeur et des aires ganglionnaires inguinales. Ce n’est qu’en cas de doute diagnostique qu’une biopsie de la tumeur sera réalisée. L’IRM pénienne ou l’échographie pénienne permet de confirmer une extension à l’albuginée (membrane) des corps caverneux en cas de doute.

Selon l’étendue de la tumeur, un scanner complète le bilan pour rechercher une atteinte des ganglions à distance. La consultation se déroule dans la discrétion : n’hésitez pas à montrer une lésion, même si elle vous semble anodine.

Traitement

Au niveau de la tumeur du gland, deux types de traitements peuvent être proposés : une amputation partielle (Fiche AFU) ou amputation totale (Fiche AFU) du pénis, en fonction de l’étendue de la tumeur au niveau du gland, ou un traitement conservateur du gland par curiethérapie (implantation d’aiguilles d’iridium) pour les lésions limitées, inférieures à 30 mm.

En cas de tumeur infiltrant les corps caverneux, une amputation du pénis s’impose, associée à une chirurgie des aires inguinales.

  • Préserver l’organe

    Pour les lésions superficielles ou limitées, des traitements locaux (crèmes, laser) ou une chirurgie limitée au gland, avec reconstruction, permettent le plus souvent de conserver le pénis et sa fonction.

  • Les ganglions de l’aine

    Quand la tumeur est plus profonde, les ganglions de l’aine sont explorés, parfois par la technique du ganglion sentinelle, moins lourde, ou retirés par un curage. Une radiothérapie ou une chimiothérapie peut compléter le traitement.

  • Un accompagnement

    Les décisions sont prises en réunion de concertation pluridisciplinaire. Un accompagnement psychologique et sexologique peut vous être proposé, avant comme après le traitement.

Après le traitement

Complications

Au niveau du pénis, les séquelles sont essentiellement psychologiques liées à la modification du schéma corporel et à l’investissement de cet organe masculin. Les complications liées au traitement peuvent être des complications urinaires par rétrécissement du canal urinaire, des complications sexuelles par perte de longueur du pénis ou par insensibilité en cas de traitement par curiethérapie.

Au niveau des aires inguinales, les complications sont fréquentes du fait de l’anatomie particulière de cette région.

Pronostic

Les groupes de bon pronostic conjuguent une tumeur limitée au gland, de faible taille sans infiltration des corps caverneux, pour lesquels un traitement conservateur doit être proposé. Les risques de métastases inguinales sont faibles.

Les groupes de mauvais pronostic par la présence de métastases ganglionnaires sont les tumeurs présentant un envahissement des corps caverneux. Une exploration ganglionnaire est indispensable dans ces cas.

Documentation

Fiche d’information AFU

Fiche d’information AFU

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Pourquoi choisir URO Saint-Jean ?

  • Une consultation discrète

    Un examen simple, sans jugement, pour savoir rapidement de quoi il s’agit.

  • Préserver dès que possible

    Le traitement le moins mutilant est toujours recherché, en fonction de l’étendue de la tumeur.

  • Des équipes pluridisciplinaires

    Urologues, oncologues et radiothérapeutes décident ensemble de votre traitement.

Vos questions

Une lésion sur le gland, est-ce forcément un cancer ?

Non : la plupart des lésions sont bénignes (infection, irritation, maladie de peau). Mais une lésion qui ne guérit pas en quelques semaines doit être examinée par un médecin.

Faut-il toujours retirer le pénis ?

Non. Pour les tumeurs limitées au gland, des traitements conservateurs sont proposés dès que possible. L’amputation est réservée aux tumeurs plus étendues.

La circoncision protège-t-elle ?

Elle réduit le risque, surtout lorsqu’elle est faite dans l’enfance, notamment en évitant le phimosis. Une bonne hygiène et la vaccination contre le HPV sont aussi des protections efficaces.

Pourrai-je garder une vie sexuelle ?

Le plus souvent, oui, surtout après un traitement conservateur. Parlez-en librement avec votre urologue : des solutions et un accompagnement existent.