Calculs urinaires

Une douleur brutale et intense dans le dos ou sur le côté, qui descend vers le bas-ventre : c’est souvent un calcul. Les urgences de la clinique vous prennent en charge 24 h/24, et l’équipe traite les calculs sans incision, au laser ou par lithotripsie extracorporelle.

L’essentiel

  • Fréquents

    5 à 10 % de la population, surtout entre 20 et 60 ans.

  • Urgences 24 h/24

    Colique néphrétique : la douleur est prise en charge rapidement, jour et nuit, à la clinique.

  • Sans incision

    Urétéroscopie laser en ambulatoire, ou lithotripsie extracorporelle.

  • Éviter la récidive

    La moitié des patients récidivent en 5 ans : la prévention compte autant que le traitement.

Comprendre la maladie

La lithiase urinaire correspond à la présence d’un ou de plusieurs calculs dans les voies urinaires supérieures. La lithiase urinaire est une pathologie fréquente et récidivante, pouvant évoluer de longues années à bas bruit tout comme nécessiter un traitement en urgence et engager le pronostic vital.

Elle touche 5 à 10 % de la population, essentiellement entre 20 et 60 ans, avec un sex-ratio de 3 hommes pour 1 femme.

Son caractère récidivant (50 % à 5 ans) et les complications qu’elle engendre rendent nécessaires sa prévention et son traitement.

Son traitement est multidisciplinaire, intéressant urologues, néphrologues, endocrinologues, biologistes, radiologues et nutritionnistes.

Explication des calculs rénaux en vidéo par le Dr Vincent Abd El Fattah

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Dr Vincent Abd El Fattah, chirurgien urologue

0:15 Les calculs rénaux sont un problème fréquent : 5 à 10 % de la population souffre de calculs rénaux. Le mode de découverte le plus fréquent est la colique néphrétique. Elle se traduit par une douleur lombaire unilatérale, brutale, intense, sans position antalgique, parfois associée à des symptômes digestifs, comme des vomissements. Dans ce cas, il vous faudra consulter aux urgences : vous y serez rapidement soulagé. Une prise de sang et un scanner seront réalisés afin de déterminer le niveau d’urgence et la nécessité éventuelle d’une prise en charge chirurgicale rapide.

0:44 Dans certains cas, un traitement médical seul permettra l’expulsion spontanée du calcul. En cas d’urgence ou de lithiase volumineuse, nous mettons à votre disposition plusieurs techniques. Premièrement, l’urétéroscopie rigide ou souple : une caméra très fine est introduite dans l’uretère, puis dans le rein, pour fragmenter le calcul au laser et en extraire les fragments. Deuxième possibilité : la fragmentation par ultrasons, que l’on appelle la lithotritie extracorporelle. Ces interventions durent moins d’une heure et sont réalisées en ambulatoire.

1:13 Dans tous les cas, nos équipes pluridisciplinaires, regroupant des néphrologues et des diététiciennes, seront là pour vous accompagner afin de limiter au maximum les risques de récidive.

Différents types de calculs et facteurs favorisants

Les types de calculs
  • Phosphate de calcium 13,6 %,
  • Oxalate de calcium : 71,7 %,
  • Phosphate ammoniaco-magnésien 1,3 %,
  • Cystine 2,6 %,
  • Acide urique 10,8 %
Les facteurs de risque

Plusieurs facteurs de risque lithogènes sont maintenant clairement identifiés.

  • Alimentaires : Excès de produits laitiers ; de protéines animales ; de sel ; d’aliments riches en oxalate ; de purines ; de sucres rapides. Diminution de la consommation de fibres alimentaires.
  • Diurèse insuffisante par insuffisance des apports liquidiens,
  • Familiaux : 40 %, cystinurie,
  • Infection urinaire : Proteus mirabilis,
  • Anomalie du PH : Le pH normal des urines est de 5,8. Un pH acide favorise la formation des calculs d’acide urique, de cystine et d’oxalate de calcium. Un pH alcalin favorise la lithiase infectieuse et phospho-calcique,
  • Anomalies anatomiques,
  • Médicamenteux : indinavir (Crixivan®)

Diagnostic

Le mode de révélation le plus fréquent est la crise de colique néphrétique aiguë. Il s’agit alors de savoir reconnaître les signes de gravité pouvant engager le pronostic vital.

Cependant, les calculs urinaires peuvent être asymptomatiques et découverts fortuitement lors d’une imagerie (ASP, échographie réno-vésicale, TDM).

Examens complémentaires

  • ECBU : analyse d’urine pour être sûr qu’une infection ne s’est pas rajoutée. La CN donne du sang dans les urines.
  • Echographie et ASP : ces 2 examens permettent de voir si le calcul est radio-opaque et s’il existe une complication obstructive du calcul,

TDM (scanner) AP low dose : l’examen Gold standard, permet de voir tous les calculs (sauf les médicamenteux)

La crise de colique néphrétique (CN)

Une douleur de ce type doit faire consulter en urgence, surtout en cas de fièvre, de frissons, de vomissements qui empêchent de boire, ou si vous n’avez qu’un rein.

De temps en temps la lithiase peut être mise en évidence lors d’une CN compliquée

  • CN fébrile ou pyélonéphrite obstructive : infection du rein en amont du calcul,
  • CN hyperalgique : CN résistante aux anti-inflammatoires IV,
  • CN avec insuffisance rénale,

SOS Calculs urinaires 24 h/24

  • Début brutal,
  • Douleur très intense, sans position antalgique,
  • Douleur lombaire unilatérale, irradiant de haut en bas et vers l’avant le long de l’uretère vers les organes génitaux externes,
  • Evolution par crises paroxystiques,
  • Agitation et anxiété,
  • Signes fonctionnels urinaires : pollakiurie, brûlures mictionnelles, hématurie,
  • Signes digestifs : nausées, vomissements, arrêt du transit (iléus), voire tableau pseudo-occlusif,

La prise en charge en urgence

CN simple = Traitement médical : lors de votre arrivée aux urgences, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont la base du traitement par voie veineuse.

CN compliquée fébrile = drainer les urines par une Sonde JJ que votre chirurgien urologue posera sous anesthésie générale entre le rein et la vessie pour drainer les urines.

En l’absence de fièvre, le chirurgien essayera toujours de retirer ou de fragmenter le calcul, si celui-ci est accessible, grâce à un urétéroscope. Cette ablation dépend de la taille du calcul et sa position, plus il est haut plus il est difficilement accessible.

Le service des urgences de la clinique Saint-Jean accueille les coliques néphrétiques 24 h/24 et 7 jours sur 7, avec un scanner sur place et un avis rapide des chirurgiens urologues.

SOS Calculs urinaires 24 h/24

Ablation d’un calcul par urétéroscopie

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Vidéo sans paroles

Les traitements du calcul

  • La lithotripsie extracorporelle (LEC)

    Consiste à fragmenter un calcul par des ondes de choc produites à l’extérieur du corps.

    Méthode non invasive.

    Vous n’êtes pas endormi entièrement.

    Vous êtes sur une machine pendant 45 min qui va fragmenter votre calcul après un repérage précis de celui-ci par votre urologue assisté de son technicien.

    L’hospitalisation est courte de quelques heures. Les suites sont simples.

    De temps en temps le calcul résiste à la LEC et nécessite un traitement complémentaire différent.

    Les séances de LEC se déroulent exclusivement sur la clinique St Jean de Montpellier.

  • L’urétéroscopie rigide et souple avec fragmentation Laser

    Cela consiste à rentrer par les voies naturelles dans l’uretère (urétéroscopie rigide) ou dans le rein (urétéroscopie souple) pour atteindre directement le calcul.

    La clinique Saint Jean a été le premier centre montpelliérain à s’équiper d’un urétéroscope souple numérique permettant de réaliser des fragmentations de calculs grâce à une vision amplifiée.

    L’Urétéroscopie est une technique mini-invasive prise en charge en ambulatoire.

    Elle permet de fragmenter ou de sortir des calculs résistants à la LEC.

    Parfois elle nécessite une pose de sonde JJ au préalable permettant de dilater l’uretère pendant quelques semaines.

    Elle peut être indiquée en première intention : Obésité, anticoagulants, prise en charge rapide souhaitée …

    L’urétéroscopie souple Laser numérique a remplacé la Néphrolithotomie percutanée (NLPC) qui à ce jour n’est pratiquée que dans peu de centres.

    La NLPC nécessite une hospitalisation de plusieurs jours avec des complications largement supérieures à l’urétéroscopie souple numérique.

    Chirurgie laser

  • La surveillance

    Un petit calcul qui ne gêne pas et ne bloque pas le rein peut être simplement surveillé. Beaucoup s’éliminent seuls dans les urines, parfois aidés par un médicament qui détend l’uretère.

La prévention

Ce sont essentiellement des règles hygiéno-diététiques visant à éviter la récidive.

Votre urologue vous prescrira un bilan métabolique complet afin de détecter une éventuelle pathologie endocrinienne pouvant expliquer la lithiase.

Il travaille en collaboration avec des néphrologues pour trouver des solutions à la diminution des récidives.

  • Boire 2 à 2,5 litres par jour, répartis sur la journée
  • Limiter le sel et les protéines animales
  • Garder des produits laitiers en quantité normale, sans excès ni suppression
  • Manger des fruits et légumes, riches en fibres

Si vous éliminez un calcul, gardez-le : l’analyse de sa composition guide la prévention.

Documentation

Fiche d’information AFU

Fiche d’information AFU

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Pourquoi choisir URO Saint-Jean ?

  • Des urgences 24 h/24

    Un service d’urgences avec scanner, pour soulager et diagnostiquer rapidement, jour et nuit.

  • L’urétéroscope souple numérique

    La clinique a été le premier centre montpelliérain à s’en équiper.

  • La LEC sur place

    Les séances de lithotripsie extracorporelle se déroulent à la clinique Saint-Jean.

Vos questions

Que faire en cas de colique néphrétique ?

Consultez en urgence. Pendant la crise, évitez de boire abondamment. En cas de fièvre, de frissons ou si vous n’avez qu’un rein, c’est une urgence absolue.

Un calcul peut-il partir tout seul ?

Oui, les petits calculs s’éliminent souvent spontanément en quelques jours à quelques semaines. Filtrer ses urines permet de le récupérer pour l’analyser.

La sonde JJ est-elle gênante ?

Elle peut provoquer des envies fréquentes d’uriner, une gêne dans le bas du dos en urinant ou un peu de sang dans les urines. Ces effets disparaissent à son retrait, un geste court réalisé le plus souvent sans anesthésie générale.

Faut-il arrêter les produits laitiers ?

Non. Sauf avis contraire, un apport normal en calcium protège même contre certains calculs : c’est l’excès qu’il faut éviter.